mardi 22 octobre 2019

Dry Tooling à Troubat : un contest comme on les aime !

Pour cette 7ième édition du contest de Dry Tooling de Troubat, ambiance détendue dès l'arrivée sur  site le dimanche matin. 





Virginie et Estelle apportent les croissants,  Manue se félicite d'avoir - toute seule - réussi à passer ses crampons en mono-pointe et Coralie ne tarde pas à chausser les grosses… l'équipe est prête !







Tout commence par les sélections qui ont lieu de 10h00 à 14h00 : on croise et décroise les piolets, on place comme on peut les crampons, on s'essaie sur le tronc et l'échelle en bois et on regarde les initiés passer une jambe par-dessus le bicepsJ.  
A 14h00 Bibi annonce la couleur de la finale : Coralie représente l'EPAF aux côtés d'Amandine et Sophie du GEAP (Groupe Espoir Alpinisme Pyrénéen).  Jolies finales, on est impressionné par la gestuelle et le niveau des finalistes : bravo à eux !  







Reste un an pour apprendre à "passer la jambe par-dessus le biceps"…promis l'an prochain, on sait faire !

samedi 7 septembre 2019

Humilité et humidité à la fête de la fissure.


Le Samedi, L'Epaf fait connaissance avec l'Ossau


-Emmanuelle réalise en famille la voie des surplombs (280m, TD), très louvoyante et physique. A chaque relais, elle relit le topo et échange avec ses compagnons de cordée avant de s'engager, car la moindre erreur d'itinéraire est vite sanctionnée.

-Pendant ce temps, Coralie, encordée avec Julien La Crampe, initiateur alpi de l'équipe Espoir , va visiter l'éperon Est.
-Anaïs part pour une belle découverte du massif part avec Didier Hallouin, dans la traversée des quatre pintes … euh pointes (D+,800m). Son enjeu est de grimper suffisamment vite pour suivre la cordée expérimentée d'Eric Girardin et de Loïc Hallouin. Départ dans la voie à 7h30. Très belle longueurs en 5 plus, passages en corde tendue . Recherche d'itinéraire, réel bonheur de grimpe dans les dièdres et les fissures. Tout est réalisé en-tête jusqu’à la pointe Aragon ( 10h30). Une chute de pierre interrompra l'ascension. Gestion très efficace de l’accident et évacuation de Didier et Loïc qui s'en sortira avec une fracture du poignet. Recomposition des cordées pour poursuivre ensuite avec Eric. Réalisation de la traversée vers le grand pic (sommet à 15h) avec ses passages clés de boîte-aux-lettres et de trous de spéléologues. Ambiance humide après un passage de grêle. Descente pour le rein de Pombie, désescalade et rappel.



Pour cette 10 ème édition de la fête de la fissure, apéro du samedi soir bienvenu, rencontre discussion, et punch à volonté pour le petit peuple du rocher.

Dimanche, on révise les classiques avant la pluie


... Les programmes sont en conséquence :



Anaïs, Coralie et Julien partent dans La voie des surplombs qui est facilement rappelable. Malgré la fatigue, Coralie se motive, et arrive en en-tête au quatrième relais. Julien fera la dernière longueur en un éclair (avant les éclairs). Beaux rocher aux lichens jaunes, et gestion des rappels avec une autre cordée de l'équipe espoir mixte. En parallèle, Manue déroule dans la voie la Mailly (180 m 6a) .









Un super week end permettant de vérifier quelques constantes :

  • C' est toujours quand on a oublié le décoinceur, qu'il faut désescalader et qu'il grêle, que le friend décide de rester bloqué dans sa fissure (ça devrait être sur les notices , non?)
  • Dans l'Ossau, la recherche d'itinéraire n'est jamais acquise (même si on a déjà fait le trajet !)
  • le Cinq sup montagne, « t'en as pour ton argent » !

lundi 15 juillet 2019

L'EPAF tend les cordes !


Alpes du nord du 28 juin au 4 juillet 2019


Jour 1 : Mise en jambe à 2750 m avec la pointe Perçée 



Cap sur les Aravis, après un bon jeu de piste (de ski) pour certaines voitures qui sont allé visiter involontairement une station de nuit. Nous campons à même le parking du col des Annes à 1700m, avec les troupeaux d’Abondances . Envie de lait chaud issue de la traite au petit matin avant l’approche sur le névé pour rejoindre le pied des voies. Manu, Nadia et Aurélie se lancent dans « ça rigole des les cannelures » (8 longueurs, TD), ambiance fraîche et esthétique, pendant que le reste de l’équipe monte au sommet par l’arrête du doigt (11 longueurs, D)

La Roche Percée se découvre au détour d’un premier fil d’arrête, puis en suivant un second rasoir, la vue s’ouvre sur le gigantesque massif du Mont Blanc. L’équipe entière se retrouve sur la vire de sortie avant de se redéployer soit vers une ouverture de voie en face ouest dans un terrain un peu délité, soit vers la sortie classique en 5. Pour celles qui n’était pas trop familières avec l’artif, ce fut une bonne bataille. Virginie marque notre respect en ayant tout fait «en grosses».
Près du sommet, une partie de l’équipe doit s’arrêter car le second d’une cordée voisine vient de chuter. Nadia, toujours opérationnelle et rassurante, aide à la manip . L’hélico arrive pendant que nous cogitons sur l’état rappé de la corde après le pendule, car certains points n’avait pas été clipés dans cette longueur facile. Redescente via le chapelet rouge de la voie normale. Fin de journée vers 22h avec accueil chaleureux chez le guide et instructeur Bruno à Passy, qui sait exactement ce dont les grimpeurs rêvent après une bonne journée (à savoir combo : douche-riz- salade-coin de jardin pour dormir). Merci infiniment.


Jour 2 : montée éprouvante au refuge des Conscrits

Il aura fallu le mériter ce beau refuge moderne et lumineux ! Nous empruntons le chemin de la passerelle et testons la résistance de l’équipe sur 1500 m de dénivelé en plein cagnard. Nous avons a bien entendu moins souffert que ceux qui étaient appelés à la guerre, les conscrits, qui ont inspiré le nom du refuge situé à 2614m. Sitôt arrivées, Lara nous coache pour une école de neige derrière le bâtiment. Nous enfilons Goretex et baudriers pour pouvoir bien glisser (et s’arrêter) sur les pentes de neige et revoir anneaux de buste et encordements, juste avant le repas du soir. De larges baies vitrées permettent de repérer le glacier du lendemain et d’observer les bouquetins.

Jour 3 : la crevasse vorace

C’est en direction du col des Dômes de Miage que l’équipe fait son baptême de glace sur Tré-la -Tête. Nous choisissons l’ascension du premier dôme à 3670m, permettant de prendre de plein fouet la beauté italienne du Mont blanc. On devine une cordée qui continue dans le prolongement vers l’Aiguille de Bionassay nous donnant envie de futures envolées.


Au retour, nous préparons un exercice de remontée de crevasse. Coralie est volontaire, se laisse glisser dans la face immergée bleutée du glacier. Nadia et Audrey tirent et la remontent sur quelques mètres, puis, plus rien ne bouge. Pris d’un entrain nous tirons à plusieurs, avec une belle coordination, mais contre-productive puisque nous creusons d’avantage la lèvre de la crevasse dans une neige humide et molle !« Tirez pas ! » nous crie la crevasse ! Lara passe très vite à la réalisation de corps morts, et Coralie arrive à dégager la corde et à finir sa remontée. Nous terminons par la réalisation des mouflages et retenons l’importance d’avoir une réserve de corde et un noeud de chaise au pontet. Nadia témoigne de la force du choc sur le baudrier de celle qui assure lors de la chute, même avec une corde tendue. Au retour, les cordes se tendent entre chacune de nos neuf silhouettes. Arrivées au refuge, il y en aura pour tout les goûts : sieste-mouflage de terrasse- gâteau au chocolat. Gigi (Virginie) nous offre un cours de carto et prépare avec Audrey l’avancement de la sortie de demain. Nous poursuivons par un réunion le soir pour refixer les objectifs de l’an prochain et faire le bilan des 6 mois écoulés. Puis, un orage carabiné avec des vents violents nous fera ensuite sortir du lit pour aller ranger les piolets et casques restés dehors. Même dans un refuge, la force des éléments à de quoi impressionner.

Jour 4 : Hold up sur la météo et voyage sur le glacier.

Nous sommes désormais opérationnelles en trois quart d’heure à partir du lever. La redescente de nuit sur le glacier est rythmée par les cascades et mares créés par l’orage de la veille. Au pied des Lanchettes, notre équipe rentre en conciliabule (ou plutôt effectue un «3 par 3» : inspections des facteurs « environnement » « humains » et « techniques » , avant et pendant la course). Nous sommes contentes de pouvoir faire un tour de parole et l’option «On y va en mode « light »» est retenue. Notre objectif est de repasser sous les barres rocheuses qui peuvent dégueuler du caillou avant 10h.

Le timing est maintenu, chacune s’entraînant à assurer sa compagne de cordée à 1m. Une synchronisation parfaite est nécessaire : « ton pied mon pied » est le dicton adéquat. Nous foulons le Pain de sucre du Mont Tondu (3169m) et ses belles roches mouchetées à 8h30 avec un panorama sur tout le glacier. 

La descente se déroule rapidement sauf au ressaut glaciaire qui dévoile une carapace de roche noires usées. Des blocs charriés par le glacier composent un paysage lunaire. Lara va en éclaireuse et choisit un passage fin à travers les barres rocheuses. Il s’avère sans doute beaucoup plus facile que la rive droite sur pente de glace à 40° farcie de cailloux en équilibre instable. La descente nous révèle un paysage « de l’espace », pour reprendre l’expression familière, avec ses cratères de glace et le chaos des roches métamorphiques : cordiérites, gneiss et autres migmatites. Car oui, nous avons la chance d’avoir une géologue Audrey qui nous donne quelques clés pour élargir notre dialogue avec la montagne! Sous nos petits crampons, nous sentons l’érosion en action.


Jour 5 : un panorama qui en vaut la benne !

On apprécie les bennes de Chamonix après avoir crapahuté 4 jours. Découverte du panorama gigantesque et de l’ambiance chamoniarde. Nous prenons conscience de la chance d’avoir pu, grace au choix des itinéraires des jours précédents, avoir la montagne quasiment pour nous seules. Notre mission de la journée: immortaliser devant le Mont Blanc les doudounes Pyrenex gentilment envoyées par le sponsor . 


Une fois la pose médiatique effectuée, nous révisons nos classiques : « Frison roche » une grande voie en 6 longueurs sous le Brevent pour Maëlle, Manue, Coralie, et l’arrête « Mic et Mouse » pour Virginie, Audrey, Aurélie et Anais. Choisir cet itinéraire facile nous permet d’optimiser chaque manip’ sous les yeux attentifs et les encouragements de Nadia et Lara. On s’adapte, on ajuste, on apprend des astuces pour anticiper et gagner du temps. L’heure du départ à bientôt sonné, mais nous resterons encore quelques jours ensemble par la pensée.

Cinq jour ou nous avons pu sentir qu’en cas de moment difficile, chacune serait épaulée par la force du groupe. Cinq jour d’ajustement mutuel pour que chacune trouve sa place afin de faire avancer l’équipe vers de prochaines aventures. Cinq jours d’apprentissage intense qui vont infuser et s’engrammer cet été.


 

samedi 8 juin 2019

L'EPAF participe à ESCAL'NATURE


PARTICIPATION DE L’EPAF A ESCAL’ NATURE – 
Falaise de Trenze ; Vialas, Lozère 48

Et voilà, après notre chauffe à l’Hortus, une partie de l’équipe reprend la route ce week end du 24-25-26 mai direction la Lozère. Départ de Toulouse à 19h avec Audrey, Manue, Aurélie et Virginie.
Quelques heures plus tard arrivée de nuit, ce qui rend la route mystérieuse (mais à quoi peut donc ressembler le paysage). En Occitanie déluge annoncé ce week end, Nadia nous dit que à Vialas il fait beau… Sur la route, il pleut mais curieusement la route est sèche à quelques kilomètres de l’arrivée.

Escal’Nature Quésaco ?


Un festival d’amoureux d’escalade organisé bénévolement par des BE et des non BE, dans la gratuité et la bonne hulmeur. Plus de 130 participants de toute la France ou presque (Grenoble, Montpellier, Carpentras, Marseille, Toulouse…).
Pour cette troisième édition la motivation reste la même, faire découvrir à des débutants ou partager avec des initiés, la pratique de l’escalade en pleine nature. Et l’EPAF est là pour aider dans l’animation des ateliers.

Samedi matin lever matinal, il fait beau ! Direction le pied des voies, une heure d’approche qui met en jambes. Audrey aide à l’atelier grandes voies et anime l’atelier Géologie avec Manue ; qui est aussi à l’atelier grimper en tête. Aurélie aide à l’atelier réchap et manip. Virginie est à l’atelier bien assurer bien voler (qui se soldera malheureusement par 2 mauvaises réceptions et petites entorses, pas si facile de bien voler). Nadia court partout ) ;
Une high line a été tendue, c’est classe !



Jolie soirée avec une auberge espagnole très réussie, chaque participant à amener un petite confection maison à partager et on se régale les papilles et les yeux. S’ensuit un débat mouvant, on se déplace physiquement du côté du oui ou du non sur des questions telle que « l’escalade en salle est plus écologique », « faut il encore équiper de nouvelles voies ? »…
DJ et bière de la Jonte à la tireuse pour finir la soirée.




Le lendemain dimanche nouveau réveil matinal (qui fait un plus mal pour certains). Audrey et Manue encadre 2 cordées en grande voie. Aurélie anime un atelier grimpe en tête. Et Virginie suit Manue avec Estelle dans une jolie grande voie en fin de rééducation de cheville.





Et bien nous nous sommes régalées même si la semaine qui a suivi a été éprouvante (pas mal de route et peu de repos pour ces 3 jours). Très belle ambiance de partage en toute simplicité, on dit oui pour participer à la prochaine édition dans un an et demi !
Route retour magnifique, week end ensoleillé de notre côté sans pluie ni orage !

Merci Nadia, et à tous tes amis,

lundi 20 mai 2019

l'Hortus, une falaise de caractère !



Pour ce rendez-vous EPAF, Nadia nous a choisi un secteur de « caractère » comme elle dit: 
L’Hortus!

On s’est retrouvées, Virginie, Anaïs, Nadia, Audrey, Manue, Aurélie sur le parking du départ pour passer la nuit et décoller le lendemain matin au pied de la falaise. Julien et Coralie nous rejoignent un peu plus tard dans la nuit.




Objectifs de ce weekend:  être sûres de ses poses de protections et travailler le mental!















Après les papotages de chacune, l’organisation des cordées, la matos et le choix des voies on s’installe pour dormir. 
Certaines poussent le zèle et ne se méfient pas des éclairs qui foudroient le ciel! …20min après s’être installées pour la nuit sous les étoiles, les premières gouttes on mouillés nos duvets. 
Rapatriements d’urgence dans le camion de Nadia dans lequel nous avons dormi  à quatre pour un deux places.

Samedi.

Après cette courte nuit on monte au pied de la falaise pour y passer la journée, la nuit et le dimanche.
On part dans les voies choisies la veille.

Audrey, Aurélie et Anaïs dans la Bidasse directe. Deux longueurs. 

Virginie, Manue et Coralie dans le pilier de la Bidasse. Deux longueurs.
Julien fait le reporter et nous filme avec son drone.
Nadia se balade entre les deux cordées et vérifie nos coinceurs.

Pas facile l’Hortus, on en apprends un peu plus, c’est le but !
On redescend par un magnifique rappel en fil d’araignée dans lequel on est accompagnées par des faucons pèlerins! 























Après une pause repas au soleil!

On repart pour la deuxième grande voie. 
Manue et Aurélie dans la Cagne en trois longueurs. Après les deux premières longueurs dans un rocher pas très bon, on fini en beauté par une escalade très belle. 
Coralie, Audrey et Nadia dans Super Enclume. Trois longueurs.
Aurélie prend confiance dans ces coinceurs, Manue a le grand sourire tout va bien! 
Dans la voie d’à côté Coralie a prit un sacré vol mais avec un sourire aussi, ça n’a pas l’air d’être aisée cette affaire.
Virginie, Anaïs et Julien posent des friends et revoient des manips au sol, il faut ménager leurs  chevilles !!

Tout compte fait, on est toutes là pour le repas du soir, confiante pour le lendemain,  le site est magnifique et le bivouac s’annonce grandiose!












Dimanche.


Un peu plus de sommeil que la veille, on petit déjeune tranquillement en choisissant nos voies. Pendant ce temps, Manue descend aux voitures pour ramener de l’eau, merci  Maman Manue ;)




















Pour cette belle journée ensoleillée,
Manue, Coralie et Julien dans les Plombiers. Six longueurs !
Audrey et Aurélie partent dans les deux pigeons qui s’aimaient d’amour tendre. Cinq longueurs.
Anaïs, Virginie et Nadia dans le Moule à gaufre. Cinq longueurs.
Beau rocher, pleins de poésie avec les oeufs cachés dans la roche, les fleurs, la calcite mais impressionnant avec des traversées aériennes. Des frissons, des émotions, on se sent vivantes!



Pour conclure ce weekend, 
On est toutes d’accord pour dire que ce weekend était super, c’est une belle expérience de grimper à l’Hortus!
C’est sûr le mental a travaillé, on a testés nos coinceurs! On se quitte sur le tapis marocain de Nadia avec le topo du Verdon dans les mains, merci à toutes et à toi Julien !
















jeudi 16 mai 2019

Patron ! Une caroux, s'il-vous-plait !

Quand il y a encore trop de neige pour l'alpi estival dans les Pyrénées, mais plus assez pour aller skier, le Caroux accueille les alpinistes égarés au plus fort du printemps. Il y fait déjà beau, mais pas encore trop chaud, et le caillou là-bas... de toute beauté !

Après un we Ariégeois où Manu, Charlotte, et Audrey ont pitonné, manipé, coincé, et même (un peu) grimpé durant la formation terrain d'aventure proposée par le CAF, les presque même Manu, Audrey, agrémentées de Maëlle et Coralie se sont élancées à l'assaut de la Montagne Noire.


Patron, une Caroux s'il-vous-plait ! 


Après des retrouvailles venteuses sur le plateau, direction sans plus tarder vers les gorges de la Colombieres, à l'est des Gorges d'Eric. On traverse le très mignon hameau de Fourcade et on déambule en se perdant presque peu jusqu'au "Bastion" où la "parallèle" nous attendait. Un beau dièdre sur une demi-voie, un petit pas coquin, et une sortie "piscine" où nous avons pu exprimer notre côté sirène... heu, cachalot plutôt. Au loin, le Canigou et le Ventoux, tour à tour veillaient sur nous. 



Et comme on ne se refuse rien, le soir c'est pizza maison, cuisinées sur une incroyable dalle de gneiss de plusieurs mètres de long, et cuites dans le four à bois du hameau de Douch. De quoi rassasier les plus affamées ! La prochaine fois, on se fera une brioche au chocolat... 



Le lendemain, on reste dans les Gorges de la Colombières mais cette fois ce sera la Grande Paroi d'Arles, et son pilier ! On cherche son itinéraire, on coince, on se régale, le temps est magnifique et les voies franchement jolies ! Cela mérite bien une petite bière fraiche au bar du village après tous ces efforts, avec son lot de rencontres fortuites...


Pour le 3em jour, Audrey part de son côté dans l'arête Fourcat.

Pour les 3 autres pouliches ce sera le Minaret et son sabot Desmaison où ça randonne comme à la maison ! Encore une belle journée ensoleillée, un beau rocher, une baignade éclair dans l'eau glacée pour terminer cet interlude Languedocien ! 



Le Caroux, c'est toujours des espoirs jamais déçus, et on est sûres de revenir ! 

mercredi 6 mars 2019

L'EPAF a frappé…la glace !!!


Stage de cascade de glace du 24 février au 02 mars 2019, Guillestre, Hautes-Alpes


Dimanche 24 février : après moultes tergiversations autour de l'organisation des covoiturages, l'EPAF décolle du Sud-Ouest : direction Guillestre, aux portes du Queyras (rapidement notre accent du sud-ouest dénote…Charlotte nous met vite au fait : prononcer "kéra" SVP pour faire couleur locale).
A 18h30, ouf, tout le monde est arrivé. C'est parti pour une " shooting séance" : on se fait prendre en photo avec l'attirail prêté : broches, piolets, crochet à Abalakov, etc. On se compare le matériel, on parle du programme de la semaine en anglais, français, espagnol…pas moins de 70 personnes dont 4 nationalités au moins (oui oui), à répartir sur une petite dizaine de sites.  
Pour cette semaine d'initiation à la cascade de glace les EPAFIENNES adoptent Pauline et Capucine qui se sont inscrites à la formation en "candidat libre".  Plus on est de folles…
Tous les jours, l'organisation est la même : petit dej à 07h00 pour un départ entre 07h30 et 08h00. L'ambiance est bonne dans les voitures qui nous mènent sur les sites de grimpe et en guise d'amuse gueule on profite d'une vue splendide sur le Pelvoux et le Pic Sans Nom. Le soir, tour de roulette après le repas pour savoir "où on va demain".
Lundi 25 février : jour 1, Aiguilles
Le site artificiel d'Aiguilles nous accueille dans une ambiance bien printanière. On nous avait dit que c'était froid la glace…
Lara installe des moulinettes et après quelques conseils avisés de Bibi concernant la frappe du piolet (dans l'axe des épaules) et la position des talons (bien descendus), l'EPAF se met au travail. On frappe avec les bras, on tape avec les pieds, on prend peu à peu confiance. On grimpe d'abord en moulinette en se concentrant sur nos gestes, ensuite toujours en moulinette, on s'essaie au brochage, puis Lara et Bibi nous expliquent les relais sur broches et les abalakov. En fin de journée, on commence doucement à grimper en tête avec les broches en place et Maëlle s'essaie même au dry tooling !
Mardi 26 février : jour 2, Ceillac
Maëlle, Aurélie, Anaïs et Capucine, encadrées par Bibi partent dans le Y de gauche. Une sympathique succession de 8 ressauts dans un cadre bucolique.

Audrey, Charlotte, Pauline et Emmanuelle, encadrées par Lara partent dans Sombres héros : 3 longueurs dont une anthologique consistant à se hisser tout en haut d'un beau "cigare" aux volutes et formes inoubliables!






Mercredi 27 février : jour 3, Les filles de la Monta ou Virus gastrique
Extrait du topo C2C : Belle cascade assez longue, entrecoupée de pentes de neige, dans un vallon bien tranquille.

Nous ne sommes pas moins de 3 cordées à mettre en application toutes les techniques vues les jours précédents : l'activité devient acrobatique par endroit car il faut passer sous les cordes des uns et sur les cordes des autres ! Last but not least, après les 7 ressauts que compte cet itinéraire, une petite descente scabreuse dans la forêt clôture la journée… Bibi est comblé !

Pour Audrey, le thème de la journée c'est "virus gastrique". Elle est restée clouée au lit, on croise les doigts pour que la forme soit revenue demain !





Jeudi 28 février : jour 4, Aiguilles "le retour"
Journée de transition à Aiguilles. Au programme du jour, ateliers encadrés par le groupe espoir mixte. Sur deux micros-longueurs, simulation de grimpe en réversible avec des relais sur broches puis redescente sur lunule. Après avoir perforé 3 m2 de glace, Charlotte et Manue réussiront enfin à faire leur lunule…ceci dit les efforts ont porté leurs fruits : une petite chanson est née…"J'aime la lunule savez vous comment ? Quand elle est bien faite avec le fistelou dedans"… merci Charlotte d'avoir inventé cet air inoubliable !

D'autres ateliers : moulinettes dans du mixte et même un peu de dry tooling pour certaines !
Vendredi 01 mars : jour 5, Ceillac "le retour"


Maëlle, Aurélie, Anaïs, Capucine, Bibi et Simon, partent dans les formes du chaos. Les filles, au début dubitatives, sont vite ravies de la beauté de l'itinéraire ! N'en ayant pas eu assez, elles iront même se finir les bras dans Easy Rider !













Lara, Audrey, Charlotte, Pauline et Emmanuelle partent dans le Y de droite. Elles découvrent un cadre bien bucolique sur 8 longueurs dans la forêt suivi d'un pique nique en plein soleil.

Samedi 2 mars : jour 6, Rocher-Baron, Saint Martin de Queyrières
Dur dur de faire les tartines après 5 jours de "casse-glaçon"! Ce matin, dernier jour, on va se finir les biscotos dans des moulinettes de dry tooling sur le site dit du toit des chèvres.



Bref...la semaine en quelques mots : assiette, broche et lunule bien entendu, mais aussi quelques termes plus "exotiques"… blaireaux, péni, matrice, fœtu…à vous de tenter une reconstitution de l'histoire si vous vous en sentez l'envie.
Avec Lara, Anaïs, Maëlle, Aurélie, Charlotte, Audrey et Emmanuelle… et la participation exclusive de Pauline, Capucine, Bibi et Simon !