mardi 12 février 2019

EPAF 2019-2020 passe à table !

1er février, Les Cabannes, Ariège. Une chic équipe de choc se retrouve sous le soleil et le regard humide d’émotion des falaises de Sinsat. C’est le 1er We où l’EPAF au (presque) complet se retrouve ! Et  le début de deux ans  de papotages animés autours d’une tasse de thé.



Avec ce risque 4 un peu partout, nul besoin de s’exciter, mais bien de débriefer sur la conduite à tenir en cas d’avalanche. On s’échauffe avec un concours de jeter de sonde, puis on file au plateau de Beille pour un exercice de recherche de victimes (et puis pour profiter du paysage incroyable sous les derniers rayons du soleil). On en profite pour réviser « les manips de chaines » sur les voitures, qui nous serviront tout le we !   la cohésion culinaire, c’est important.


Les gros tas de neige sur le bord de la route ne découragent pas Virginie et sa pate plâtrée, un portage sur la neige et hop ! elle active le chrono. Pour se remettre de cet exercice épuisant, on passe au gouter-apéro, puis sans transition avec le repas …





Une voiture dans la nuit… Nadia arrive ! On découvre notre cheftaine escalade autours d’un petit déjeuner peu frugal (toute façon, il fait moche dehors), on parle de nous, nos motivations, nos parcours, on découvre une passion partagée pour les poneys (oui, c’est cliché !) et enfin on se motive à braver la tempête de neige, direction la station d’Ascou pour une remise en ski ! Les flocons filent à l’horizontale, et nous on a bien du mal à rester à la verticale. « On prend l’air » résume Lara à un pisteur. Le paysage est néanmoins féérique, entre les sapins chargés, la poudreuse sifflante et les congères, on se croirait en Norvège ! Le manque de visibilité réduira tout de même la sortie à une correcte ballade, la descente en voiture était en soi une aventure. De retour au gîte Virginie, Anaïs et Jean nous attendaient pour le gouter avec un bon chocolat chaud ! Décidément…

Mais la journée était loin d’être terminée ! Après des tours et détours au milieu d’Auzat, entre les stades de tennis et les sushis (mais oui !), nous trouvons enfin la salle d’escalade et nous ne nous y réfugions pas vraiment au chaud ! Ca se réchauffe néanmoins sur la résine, jusqu’à rejoindre les tapis de bloc pour une petite révision théorique des chutes en tête, assurage dynamique, et autre manips au relai, on passe à la pratique ! Au début on y va en trainant les chaussons, mais bientôt ça vole dans tous les sens grâce aux conseils de Lara, Nadia et Maëlle ! Très enthousiastes, on s’attable autours d’un nouveau festin et on papote jusqu’à tard dans la nuit (oui, demain aussi, il fait moche). 



Ca justifiera une petite grasse matinée, suivie d’un point « neige » et carto pour ensuite s’élancer dans une randonnée à ski dominicale dans les forêts ariégeoises, en groupe malheureusement réduit à cause de quelques impératifs horaires.

EPAF se quitte pour mieux se retrouver, en glace la prochaine fois !

Avec Lara, Nadia, Virginie, Jean, Anaïs, Maëlle, Aurélie, Charlotte, Emmanuelle, et Audrey

samedi 1 décembre 2018

EPAF 2019-2020

La nouvelle EPAF est en route !
Il ne vous reste plus que quelques heures pour demander et renvoyer vos dossiers à : christian.biard@orange.fr
 
Sélections prévues le 8 et 9 décembre 2018.
 

lundi 10 septembre 2018

Arête Nord Occidentale du Balaïtous avec Jéromine

(31 aout, 1 et 2 septembre 2018)



Après s’être retrouvées à Noé, avoir tchéqué pendant le trajet le matos, la bouffe, l’enneigement, la glace, la météo… On décolle du parking du plan d’Aste à 20h30 vendredi soir sous une petite pluie fine (si si, on a tchéqué la météo, et à partir de demain il doit faire grand beau tout le week end, normalement !!)
2h30 de marche à la frontale nous séparent du refuge de Larribet. On a vite fait bien fait d’installer notre campement de fortune et de nous glisser au chaud dans nos duvets. On ne peut que s’imaginer le décor qui nous entoure, la grande surprise est pour demain. En attendant, on s’endort paisiblement dans les bras de la montagne ;-)
Un micro réveil dans la nuit me rassure, la voie lactée nous offre ses trésors. Le ciel s’est dégagé et j’aperçois devant moi la silhouette des montagnes qui se dessine. Nous sommes dans un petit cirque. L’effet cocon est à son comble !


Réveil à 7h, préparation du sac et de l’eau pour deux jours car ce soir, nous avons prévu de dormir au sommet du Balaïtous ! C’est donc les sacs bien lourds (entre 13 et 15kg je pense), que nous entamons la marche d’approche en passant par les lacs de Batcrabère. Marche un peu fatiguante car elle emprunte de multiples éboulis et on ne peut pas se permettre de trainer. Les cuisses chauffent déjà !

Petite pause repas en arrivant au pied de l’arête avant de commencer notre ascension à 12h pétante !
Nous réalisons une centaine de mètres en corde tendue. Premier relais sur une petite vire en face Ouest. Jéromine prend la tête de cordée mais aujourd’hui le mental n’est pas au rdv. Ce n’est pas grave, je m’y colle avec plaisir ☺. Pour moi c’est la reprise de la grimpe et de l’alpi après 3 longs mois de convalescence dus à une rupture de poulie en mai… C’est le bonheur de retrouver la montagne ainsi, de lire l’itinéraire, placer les coinceurs dans du bon granit, et mener la danse de cette valse lente avec mon « bébé alpi ». Tout se passe bien mais nous progressons lentement. Nous préférons jouer la sécurité et au lieu de faire de la corde tendue, nous tirons des longueurs.
A 16h, nous sommes au pied de l’Aiguille Lamathe. On se fait peu d’illusion sur le fait de bivouaquer au sommet… Mais que faire ? Il y a un super spot bivouac ici. Mais qu’allons nous trouver plus loin ? Et surtout si l’on s’arrête maintenant, nous aurons encore beaucoup à parcourir demain. Nous avons donné à Vincent (notre ange gardien du week end), une heure limite de 19h de retour dans la vallée le dimanche…

Nous décidons ensemble de continuer notre avancée et de voir où elle nous mènera. On accélère la cadence et en descendant de l’Aiguille, nous avons un mince espoir de finir avant la nuit car le plus gros des difficultés est derrière nous. On aperçoit le bastion final mais avant ça, il faut gravir et descendre en rappel un petit éperon. Au bas de celui-ci, le caillou est péteux et le bivouac y est impossible… On tchèque de nouveau le topo et un espoir apparaît, une vire traversante se nicherait à une centaine de mètres au dessus de nous.  Il est 19h45, on décide de filer à toute allure vers cette vire ! Je grimpe le plus vite possible mais le poids du sac, la fatigue de la journée et la concentration qui baisse me ralentissent. Je ne dois pas prendre de risque inutile. On se fait finalement rattraper par la nuit avant d’atteindre la fameuse vire… Heureusement Jéromine me rejoint à temps sur une toute petite vire où nous décidons de passer la nuit.

Une fois cette décision prise, nous prenons le temps de regarder les dernières minutes d’un coucher de soleil incroyable. Nous avons devant nous le majestueux Palas, avec  à sa gauche et en 2eme plan le pic d’Ariel et enfin en fond, l’imposant pic du midi d’Ossau. Ces sommets mythiques de nos Pyrénées gouvernent la mer de nuage. Une palette de couleurs infinie donne de la vie à ce tableau à couper le souffle. Les tons changent d’une seconde à l’autre. Nous vivons là un moment unique. Qu’est ce que j’aime la montagne et ce retour dans son atmosphère magique !



Avant que la nuit nous enveloppe, nous prenons le temps de manger quelque chose de chaud ! Et il nous faut de l’énergie pour demain ! On fait fissa pour se glisser rapidement dans nos duvets, car on se caille un peu les fesses sur notre bout de caillou à quasiment 3000m d’altitude !
On revisite une nouvelle version du tétris au moment de se coucher ! Notre petit nid est vraiment… petit ! On se place donc à la queue leu leu avec les jambes en quinconce. Mais ces dernières sont quelque peu attirées par le vide… Qu’à cela ne tienne, on saucissonne tout ça et on l’arroche au relais ! Voilà, là on va pouvoir dormir un peu !

Dans la nuit un vent assez important se lève et ne va pas se calmer de la journée. Réveil à 6h30, nous prenons le petit dej’ dans les duvets, ça caille ! Les couleurs du jour teintent progressivement le ciel à mesure que nous rangeons notre matos. Le premier défi est de sortir du duvet. Le 2eme, tout ranger sans rien faire tomber de la falaise ou envoler par le vent ! Une fois les sacs fait, il faut attaquer la grimpe ! Nous sommes gelées. Face Ouest, vent glacial, caillou gelé… et onglet assuré ! C’est donc avec difficulté que je me lance dans la première longueur de la journée. Le mental n’est pas au rdv. Je progresse lentement et protège très souvent, mais j’avance. Lorsque Jéromine me rejoint au 1er relais, je lui demande, comment elle va « ça ne va pas », me répond -elle ! « J’ai trop froid ! ». Je suis étonnée ! Je crois que c’est la 1ere fois de ma vie que je l’entends se plaindre ! Allez il ne faut pas trainer, au sommet nous allons retrouver le soleil !
Après 3 longueurs difficiles dans le froid, nous arrivons à la brèche des Isards. On prend le temps de se ressourcer un peu à la chaleur timide des premiers rayons de soleil et d’enfiler les grosses. La fin de la voie n’a pas l’air compliquée et il faut mettre les pieds au chaud !!

Et là, j’avais rarement été aussi contente de voir du monde en montagne, on aperçoit à une vingtaine de mètres un petit groupe de randonneurs qui cheminent dans « la grande diagonale » pour atteindre le sommet. Et encore mieux, il est possible de les rejoindre ! Quel soulagement de pouvoir marcher et se sentir en sécurité, se réchauffer grâce à l’effort ! Nous déposons les sacs dans un coin du chemin pour finir la course en mode light (mais pas sans le pic nique !)
C’est vers 11h que nous foulons le sommet du Balaïtous ! Quel bonheur. D’être là, de l’avoir fait, d’être au soleil, d’être ensemble et tout sourire ! Merci Jéromine pour ce moment si fort !
On s’octroie une bonne pause pour manger et surtout s’imprègner de ce paysage et cette ambiance majestueuse.


 Nous repartons pour une longue descente dans « La grande diagonale ». Le chemin n’est pas roulant. Une première grosse partie dans les éboulis, une traversée dans la vallée, une remontée au col du ciseau pour redescendre vers les lacs de Balcrabère de nouveau dans des éboulis… Cette descente n’en finit pas ! La fatigue, le poids des sacs nous rend moins vigilantes. Les cuisses sont molles… Mais il y a du monde autour de nous et nous gardons un bon rythme. Il faut être en bas avant 19h pour ne pas inquiéter Vincent !
On s’autorise une petite pause au refuge pour refaire correctement nos sacs, manger, BOIRE et repartir pour les 2h de marche qui nous ramènent à la voiture. En chemin nous croisons de belles demoiselles qui nous susurent doucement « mangez moi mangez moi mangez moi… ». Devant leur galbe parfait et leur belle couleur violine, nous ne pouvons refuser la proposition des myrtilles ! Merci mère nature de les avoir mises sur notre chemin, elles sont délicieuses !

Il y est 18h30 lorsque nous arrivons au parking. Vincent est rassuré, on peut enfin prendre le temps de boire un verre et manger une glace tranquille en terrasse !

Merci Jéromine, merci la montagne pour ces moments forts où l’on se sent vivre. Où l’on est coupé du monde, en symbiose avec la nature tout en n’oubliant pas qu’ici, c’est elle qui reigne.

vendredi 18 mai 2018

Des filles, du Whisky et quelques glaçons

Des filles, du Whisky et quelques glaçons… Drôle de recette :

Prenez 6 pépettes complètement givrées, jetez les dans un camion vrombissant, ajoutez y quelques sacs remplis d’objets piquants en tout genre, remuez bien. Faites leurs ensuite successivement traverser la France, la Manche, l’Angleterre puis une partie de l’Ecosse jusqu’à ce qu’elles soient mortes de fatigue !

Ajoutez y un chef cuisto à la patience quasi sans limite en provenance directe des Rocheuses Canadiennes. Passant ainsi, sans difficulté, de la poutine au fish & chips et de grands clients costauds à de petites nanas fluettes. Peu importe, l’adaptation est son métier et il saura une fois de plus nous régaler !

Mélangez le tout : David et ses drôles de dames, Anabelle, Céline, Nadiuska, Mélanie, Nadia, Lara… Bref, l’EPAF (presque) au complet !


Ajoutez ensuite une bonne dose de motivation et une pincée d’optimisme. Laissez mijoter puis réservez cette première préparation.
Pendant ce temps, faites prérefroidir votre réfrigérateur : - 15°C, Thermostat 0.

Dans un second temps, procurez-vous une colline (1344m à la louche !), modelez y une face nord abrupte, parsemée de parois rocheuses, agrémentée de quelques couloirs et grandes pentes de neige et couronnée de généreuses corniches.
Déposez ensuite à sa base, sur un replat, une petite cabane éclairée et chauffée à souhait, petit havre de paix qu’il sera, ô combien, plaisant de retrouver !
Habillez cette petite montagne de givre, saupoudrez la de quelques flocons, balayez la de vent tempétueux, puis enveloppez la d’un brouillard épais, enfin, coiffez la de quelques nuages. N’oubliez pas d’humidifiez le tout avec un peu d’eau.  

Mélanger cette seconde préparation avec la précédente. Remuez énergiquement, arrosez de quelques gouttes de whisky puis laissez reposer en plaçant le tout au congélateur une petite semaine, le temps que la magie opère.


Les papilles frétillent ?

… Un peu mais c’est d’abord les épaules qui chauffent ! Tels des escargots portant leur maison sur leur dos, nous croulons sous le poids de nos énormes sacs en nous traînant péniblement le long du sentier qui remonte la lande jusqu’à la CIC Hut.



Il faut dire qu’en bons petits escargots, nous transportons des carottes, des courgettes, des choux, des poivrons, des concombres et de la salade ! Je vous rassure, pour les escargots carnivores, il y a aussi quelques steaks de dinosaures et pour les escargots déshydratés, quelques canettes de Guinness.


Comme des escargots, nous avançons pas bien vite et, comme des escargots encore, nous en bavons et nous tirons la langue ! Mais les escargots ont-ils une langue ?!
… En tout cas, on peut dire que les nôtres sont plutôt bien pendues puisque ce ne sont pas les sujets de conversations qui manquent. L’EPAF, c’est un peu comme « Plus belle la vie » mais en vrai ! Les épisodes défilent à toute vitesse, aussi vaut-il mieux être bien accrochés à ses petits bâtons ! Petites et grandes histoires de cœur à raconter… Il semblerait même qu’il y est du nouveau du côté du cuisinier !


Voilà comment après cette petite mise en bouche jambe, nous déposons nos coquilles au refuge et enfilons nos Gore tex pour aller donner nos premiers coups de piolets sur le Ben Nevis.
Pourtant sur « Carn dearg icefall », jolie petite cascade à proximité, les piolets semblent quelques peu hésitants…
Il ne me faut pas plus de 2 minutes pour me retrouver en tête dans la partie la plus raide de cette cascade en décomposition, essayant de grimper sur des stalactites à moitié fondues, tout en sentant l’eau froide qui dégouline à l’intérieur de mes manches. Je tente aussi d’éviter les blocs de glace que David, qui grimpe maintenant à mon aplomb, m’envoie sur la tête.
Tout ça ressemble bien à un bizutage. Lorsque je sors un peu la tête de ma capuche entre deux averses de glace et que je l’entends hurler « Bienvenue au Ben ! ». Je n’en doute plus, j’en suis sûre ! 
 

Lundi matin, le ciel est tout gris, pourtant nous considérons cela comme une journée de beau temps ! Nous enfilons donc vêtements imperméables, masques et tuba pour aller faire un tour dans « The curtain » en compagnie de la belle d’étoile (de mer) et de Nadiuska. La fine pellicule de glace fondue qui recouvre la dalle de la première longueur n’est pas ultra engageante pourtant la motivation l’emporte !


Les broches ne se bousculent pas mais, heureusement, bien que délicate, la grimpe n’est pas trop difficile. Ceux qui connaissent mes talents aquatiques comprendront : je bois la tasse au premier relais. Le bizutage continue mais je souris, en me disant, qu’aujourd’hui, il serait très certainement plus judicieux d’être maître nageur plutôt que guide ! Nous rentrons toutes les trois, trempées jusqu’à la culotte mais le sourire jusqu’aux oreilles !


Le lendemain matin, tous nos vêtements sont secs : balle neuve !
La météo, la température et le taux d’humidité sont similaires à la veille, pourtant nous passons des petits aux grands projets : aujourd’hui, on sort au sommet !



David emmène une cordée dans « Zéro gully », alors qu’en compagnie, de « deux pour le prix d’une », Nadia & Nadia, je pars pour une des voies mythiques du Ben : « Point Five ».
Un itinéraire qui d’après Godefroy Perroux, selon les conditions, peut passer d’une agréable balade à une épique galère. On aura à coup sûr opté pour la seconde option ! 




Le bizutage du Ben se poursuit et je commence à trouver ça un peu (beaucoup) énervant, à moins que je manque simplement d’un peu d’humour… Douches glacées, glace fondue, broches pourries, grosse peur, onglets à répétition, corde tendue, corniches… la totale ! 



Nadia semble trouver "Point Five" renversant !!!
Des moments pas forcément très agréables mais largement récompensés par un coucher de soleil exceptionnel pour notre première fois au sommet : Cadeau !
Le bizutage serait-il terminé ??!!



Une chose est sûre, nous ne sommes pas prêtes d’oublier cette journée passée ensemble dans ce sacré « Point Five ».
La descente par « Abseil Post » à la lueur de la frontale, nous ramène au confort et à la  douce chaleur du refuge, où soupe, steaks et chocolat nous attendent !


Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Le mercredi est LA belle journée de la semaine pourtant la crème solaire reste toujours inutile ! Grosse affluence sur le Ben, le lagopède futé prévoit « journée rouge ».
Nous manquons un peu d’originalité en allant tous dans la très classique « Tower Ridge », ce qui  aura pour conséquences de se retrouver coincées dans un énorme embouteillage « all the day long ».
 
Dans une variante de "Tower Ridge"




Le froid est de retour, les conditions sont bien meilleures et le terrain est très roulant : les vacances ! Les beaux passages de « Eastern Traverse » et du « Gap » nous remontent le moral dans cet interminable concours de lenteur ! 
 


Nous parviendrons quand même à rejoindre le plateau juste avant la nuit mais la descente par « Number 4 » se fera, elle, complètement « by night ».

Assurage sommital !
 Au réveil du cinquième jour, on perd quelques copines dans la bataille. Céline et Nadia restent au chaud alors qu’on se décide à mettre le nez dehors malgré la tempête de vent ! L’éolienne du refuge manque de se luxer une pale alors que les lunettes de soleil, quant à elle, restent encore une fois à l’ombre de leur étui. Tout s’explique ! Je comprends maintenant pourquoi les locaux ont préféré l’éolien au solaire…


Dav, Anabelle et Mél grimpent « Harisson Direct », tandis qu’avec Nadiuska nous choisissons « Boomer’s Requiem ». A real good choice ! 



Nous grimpons en réversible et ça déroule. J’en profite pour faire mes premières longueurs en second du séjour. Je redécouvre l'inconfort de cette place dans la cordée : l'attente et le froid au relais, les glaçons qui volent... Inspirée, j'ai laissé mon casque au refuge !



Sorties des difficultés, nos poursuivons jusqu’au plateau sommital où nous retrouvons David et les filles. Nous savourons rapidement, et en plein vent, ces derniers instants au sommet avant de dégringoler par « Number 4 ».



Vendredi, la semaine touche à sa fin, et le séjour à la CIC Hut aussi. On profite de cette dernière matinée pour aller rendre visite à la jolie cascade d’« Italian Climb » avec Anab. Une belle balade !




Il est maintenant temps de quitter crampons et baudriers, de recharger les sacs et de se laisser glisser vers Fort William avant de prendre la très longue route du retour.
C’est le temps des bisous et des « au-revoir ». Tous ces moments passés ensemble là haut, des plus chouettes aux plus grelottants seront bientôt d’excellents souvenirs… 
 

Pour Anabelle, Nadiuska, Mélanie, Céline, Nadia et David, le retour ne fait que commencer. Un camion blanc, des milliers de kilomètres et des dizaines d’heures de route les attendent…
Et moi ?
Un camion bleu, deux semaines de vacances supplémentaires et mon monocycliste préféré sont là ! So lucky  !