jeudi 11 novembre 2021

Stage artif à Villanova de Meia

 Le 6-7 novembre, l'équipe se retrouve à Villlanova de Meia pour apprendre les bases de l'escalade artificielle avec un maître en la matière : Julien Lacrampe !

Alors que Sophie et Angélique, arrivées le vendredi soir et ayant dormi une première nuit à la belle, sont déjà au courant des températures glaciales et de la légère brise qui souffle, le gros des troupes tire un peu la tronche en se garant et n'ose pas tellement ouvrir les portières de l'auto car le thermomètre annonce un petit 5 degrés... 

A l'équipe Occitanie, ils nous ont prévenu : l'artif c'est beaucoup de bricolage et parfois pas mal d'attente. Tu peux mettre 2h à faire une longueur, si ça se passe bien!

 Mais Julien et Coco sont déjà là et affichent un grand sourire témoin d'une motivation sans faille ! Booon ok on empile nos doudounes et on arrive. En vrai, on a toutes bien envie de découvrir tout ça et puis le soleil arrive!


La journée commence par un bon topo sur le matériel utilisable en escalade artificielle : cornières, bong, coins de bois, ficellous, étriers, crochets, marteau, chaîne à dépitonner... La bâche étalée au sol a disparu sous un tas de truc en tout genre qu'il va falloir fourer dans la roche pour avancer. Ce qui nous intrigue le plus ce sont peut-être les petits plombs que Julien a fabriqué lui-même à partir d'un vieux bout de tuyau. Démonstration obligatoire ! Julien en frappe un pour le faire chauffer puis le tape contre un petit creux de falaise jusqu'à ce qu'il en prenne la forme et voilà! c'est "béton"! Le truc fait FLIPPER !!! Mais en fait ça tient juste ce qu'il faut... peut-être...


Il a pris de quoi en fabriquer d'autre pendant la journée car il lui en faut 25 pour une voie qu'il a repérée pour son prochain week-end. On n'ose pas trop imaginer le projet !

Nous on va commencer par une petite école d'artif tranquillou bilou sur des premières longueurs au secteur du Pilar del Segre. Nouvelle démonstration de Juju, qui nous explique la technique de progression. Bon bah tu plantes un premier truc pas trop haut. Tu le doubles si t'es pas sûr. Tu montes dessus. T'en plantes un plus haut. T'y mets ton étrier, tu testes, puis t'y mets ta longe, puis tu remontes dessus. T'y mets ton crochet. Puis tu recommences! à ce stade et vu la qualité du rocher de la voie de démo, pour nous, ça fait toujours FLIPPER! 

Mais voilà venu le moment de s'y mettre. "Je t'assure?" "Non non après toi" "Non vas-y t'inquiète".  Passées ces politesses et nos hésitations, nous nous équipons et partons dans des premières longueurs. Les marteaux ne tardent pas à frapper de toutes part. On place des cornières, on cale du bois ici ou là, des bong ET du bois quand vraiment les trous sont trop élargis par le temps et les écoles d'artif qui se sont succédées sur le spot. Parfois on peut caler un bon friend qui fait plaisir. Tout d'un coup un friend ça paraît béton! Le plus difficile est sans doute de juger soi-même de la qualité d'un piton qu'on vient de planter. 



 
La journée se passe comme ça, le soleil est venu nous réchauffer, on a enlevé les doudounes, la vue est superbe. Face à nous on peut voir le Roca del Arcs où il y a vraiment des millions de voies. De quoi nous motiver à coup sûr. Il faut déjà déséquiper, sous la lumière orangée du soleil couchant d'automne. Et là c'est encore une autre paire de manches. Y'a certains pitons et bong qui viennent mieux que d'autres! Mais pas question de laisser quoi que ce soit en place alors on s'acharne un peu et ça finit par sortir... quitte à finir à la frontale !





Direction le bar dont Coco nous parle depuis déjà quelques heures: c'est qu'elle y tient à la cana con lemon et aux patatas bravas

 

On file ensuite au bivouac pour un repas des plus diététiques : saucisson et brandade de morue en entrée, saucisses en plat, chocolat et liqueur en dessert. Ouai on essaiera de penser à quelques petits légumes pour la prochaine fois tout de même. 

Le dimanche programme un peu différent :  journée manip' de cordes pour l'équipe. Le départ pour l'Ouganda approchant à grand pas, nous voulons quand même être au clair sur le secours en crevasse. Là-bas nous ne pourrons compter que sur nous-même alors c'est un impératif. Top conditions pour s'exercer : une poutre IPN sous un porche au bivouac. Nickeeeel. Julien nous fait pleins de démonstrations, claires et efficaces, puis nous nous exerçons en suivant. La scène doit être assez loufoque vu de l'extérieur. Des nanas qui pratiquent le secours crevasse en T-shirt au soleil sur un replat caillouteux. La "victime" qui demande à ce qu'on lui passe la bouteille de Chianti pour tenir bon (j'ai nommé Sophie Martin ^^ ) pendant que Laura installe un marineur double. Y'a plus qu'à transposer ça en conditions réelles (enfin non justement, si possible autant éviter). 

 


 

 De la part de toute l'équipe : merci à nos encadrants, Julien, Coralie et Sophie, pour la patience et la transmission sur ce week-end riche en apprentissages ! 

 

mardi 31 août 2021

Fête de la Fissure à l'Ossau !

Nous sommes le week-end du 28-29 Aout, et non, l'été n'est pas fini et les vacances peuvent durer encore un peu : car c'est la fête de la fissure à l'Ossau !

L'EPAF se retrouve en petit comité pour cette sortie. Pauline est au Congo en mission. Angélique est retenue par son travail jusque trop tard pour venir de Nîmes. Thelma est en Croatie. Mais Ilona, Charlotte, Marianne, Sophie, Coco et Lara sont là. Et ... Laura est en super phase de récupération après son opération des croisés : elle ne pourra pas grimper mais elle est quand même de la partie et ça fait plaisir de la retrouver!

 

Le vendredi soir, une première partie de l'équipée arrive au refuge de Pombie en temps et en heure pour installer le bivouac et commencer à topoter. Alors que Marianne attend Ilo pour monter. Et oui, réveil en Bretagne et coucher au pied de Jean-Pierre pour Ilo! Elles ne partiront d'Oloron que sur le coup des 21h et quelques, pour une approche de nuit qui aura eu le mérite d'être à la fraiche.  Tente plantée à 00h10 : vite vite il faut dormir car demain une grosse journée nous attend!

Réveil 5h30, départ vers 6h. Lara, Ilo et Charlotte s'attaquent à la Sud Est Classique. Coco, Sophie et Marianne à la Ravier sur le pilier de l'Embaradère.  

La Sud Est Classique est une voie majeure de l'Ossau (parmi tant d'autres!), qui chemine le long d'une ligne de faiblesse de la pointe Jean Santé, en Face Sud. Après une approche très rapide depuis le refuge, elle commence par quelques longueurs en traversées puis suit les fissures, dièdres, escaliers gris, dièdres encore et cheminées. 13 longueurs dans son intégralité : c'est vraiment un beau morceau pour une première à l'Ossau! Lara lead le début de la voie le temps que les filles prennent leurs marques. Il fait chaud en cette fin d'été, la face est baignée de soleil toute la journée et les pieds chauffent dans les chaussons! Mais nous prenons plaisir à découvrir l'andésite de l'Ossau! Ilo conseille parfois Charlotte sur un placement, sur un pas, et la grimpe se passe bien! Puis Ilo passe en tête pour quelques dernières longueurs. Elle aura l'ultime plaisir de réaliser le pas tant attendu de la Sud Est : le fameux "enjambement"! Il s'agit d'un pas dans le vide entre un éperon rocheux décollé et le haut de la pointe Jean Santé. Rien de si terrible, mais le gaz est bien présent! Et le piton qui nous attend en face et juuuuste un poil trop haut pour être clippé avant le grand écart. Disons qu'il faut y aller sans trop réfléchir. Ilona y prend tellement de plaisir, qu'à la faveur d'une recherche d'itinéraire, elle refera 3 fois le pas!  Aller, retour, et aller à nouveau! Le dernier relais est finalement trouvé et la descente par la voie des vire peut commencer. Descente plutôt commode qui permet de ne tirer qu'un ou deux rappels avant de reprendre pied sur le pierrier.

 




Du côté de la cordée partie à l'embaradère, l'approche est un peu plus longue. Il faut se rendre en face Nord en passant par le col de Peyreget, puis traverser à même hauteur plusieurs pierriers, suivre des vires cairnées et déboucher dans le cirque de l'embaradère. Le jour se lève à peine lorsque nous passons le col et la vue est plus que grandiose dans cette fraicheur matinale. Le ciel se charge doucement de couleurs et la Face Sud ne tardera pas à chauffer sérieusement. Et nous, va-t-on se cailler de l'autre côté? Ce n'est qu'après avoir traversé le cirque de l'embaradère dans son intégralité que nous nous rendons compte que nous avons amplement dépassé le pilier "caractéristique" et qu'il nous faut revenir sur nos pas... hum hum boooon super on adore marcher dans un pierrier croulant! Qu'à cela ne tienne, nous voici finalement au pied d'un ressaut, menant à la vire herbeuse, menant elle même au pied des voies. Nous attaquons ce ressaut où il nous faudra tout de même tirer une longueur et un peu de corde tendue pour arriver à la vire herbeuse, puis gagner le pied de la voie. Ou plutôt... d'une voie! Eh oui, une fois n'est pas coutume à l'EPAF, nous allons magistralement nous planter d'itinéraire et partir dans la mauvaise voie. Mais ça, nous ne le savons encore ^^...

Distinguant des pitons, nous entamons L1. Marianne tire un bon 55m dans un caillou peu sûr, de petits dièdres et de petits ressauts, jusqu'à venir buter sous une fissure caractéristique. Nous trouvons toutes un peu bizarre que la longueur ne ressemble pas vraiment à ce à quoi on s'attendait. Et aussi un peu bizarre d'être déjà arrivées à la fissure. Mais bien têtues, nous continuons à faire correspondre le topo avec ce que nous voyons. "On a dû doubler des longueurs, on doit être là! et ça là-bas, c'est là où on doit pas aller. Oui, oui. Là on attaque le dièdre fissuré. C'est 6a." Quoi qu'il en soit, la longueur devant nous fait carrément envie. Une fissure franche dans un dièdre avec quelques pieds de chaque côté. De quoi poser les friends (voir tirer au clou sur les deux pitons en place). Bref, dur dur pour du 6a mais on passe toute les trois et après une autre bonne longueur de 55 mètres, rebelote: on sort le topo, et on fait correspondre ! "alors, petite traversée en 4 puis deux fissures parallèles, on protège à gauche et on grimpe à droite". Ok, alors traversées en 4, bon pourquoi pas, un peu soutenue cette trav' quand même. Mais maintenant, il faut se rendre à l'évidence : après un passage d'artif sur 6 pitons, il n'y a ni fissure à gauche, ni fissure à droite, et plus aucun piton. Juste une grosse écaille décollée caractéristique. Marianne se fait mouliner pour revenir au relais et nous recheckons le topo. "Heu, je  crois qu'on n'est pas dans la Ravier". Nous consultons un autre bout de topo qui traine sur le téléphone et constatons finalement sans grand étonnement que nous sommes dans Illusiones. "Ah bah oui ça correspond vachement mieux à ce qu'on vient de faire!". Et le 6a qui nous a fait brézailler, c'est du 6b+. Bref! comme le dira si bien Bibi "On est des tocardes!". Il faut maintenant se décider : continuer dans Illusiones (350m, ED, 6b/A2, 6 longueurs restantes à 13h30) ou réchapper sur les pitons en place? Nous optons pour la réchap, quelque peu dépitées, mais bien décidées à ne pas faire n'importe quoi (c'était déjà pas mal pour aujourd'hui). Et c'est parti pour un rappel guidé le long de la fissure déversante que l'on vient de grimper. Heureusement, Sophie  a un peu de cordelette à abandonner. Nous renforçons le relais avec un câblé. Puis Coco rassure Marianne et Sophie. "Ne vous en faites pas les filles, si celle qui descend en premier sur le rappel arrache les deux pitons du relais, elle arrache tout et emporte les deux autres, et à mon avis après on ne sent rien, non?!" C'est dit sur le ton de la rigolade et heureusement tout se passe bien. Nous bricolons pour tirer 3 rappels et sommes à nouveau dans le pierrier du cirque. Il est l'heure du casse croûte et du retour... Pas grandiose, mais une bonne leçon! 






Le soir à Pombie, c'est apéro au Punch et à la tapenade offert devant le refuge. Il y a du beau monde et chacun raconte un peu sa journée. Les cordées parties dans les voies les plus longues continuent d'arriver et attrapent un dernier verre avant d'aller tous se mettre au chaud pour un bon repas. Un grand merci aux aides gardiens et à Léon, qui nous aura fait l'honneur de sa délicieuse spécialité : le Thiavel! Un gâteau nappé de chocolat, dont la composition est un secret sans doute bien gardé! 



 

La soirée se prolonge, au gré des programmes respectifs de chacun pour le lendemain. Longue voie en perspective? Coucher un peu plus tôt. Voie d'une longueur raisonnable? Coucher un peu plus tard. Voire journée à regarder les autres grimper... Alors, on peut jouer les prolongations!

Dimanche, le réveil pique un peu! Ilo, Coco, Lara et Sophie se sont décidées pour "Comida Para Gatos", une voie de 5 longueurs qui attaque au bout de la vire diagonale de la face Sud. Charlotte et Marianne ont choisi de rester buller au soleil et de s'atteler à l'éprouvant exercice d'observer les cordées sur l'ensemble de la face... en étant allongées dans l'herbe! L'idée est aussi d'en profiter pour parler avec Laura du projet en Ouganda qui se rapproche à grand pas. 

Pour les grimpeuses du jour, l'objectif est de tirer les rappels à 12h max, car le minibus du Caf a quelques soucis dont nous tairons ici la teneur exacte, nécessitant de rentrer avant la nuit à Toulouse. C'est Sophie qui, motivée comme jamais, prendra le lead toute la matinée. Suivie en flèche par Coco et Lara, elles-mêmes suivies sur un  brin par Ilo. "Tchouuu tchouuuu!" Le petit train progresse vite et la veste rose fluo de Coco permet de suivre sans peine leur avancée depuis le bas. Finalement, c'est un léger mix entre "Comida Para Gatos" et "l'Eperon Est" qui sera réalisé par la cordée. On vous l'a dit, une fois n'est pas coutume, l'EPAF zig zag! Mais qui a dit qu'il fallait suivre le topo à la lettre ? Bon, certes, cela donne parfois quelques traversées plutôt engagées pour Sophie! Mais il en faut plus que ça pour l'arrêter!




De retour à Pombie, la discussion est animée autour du projet en Ouganda. Nous avons la chance de bénéficier des conseils avisés de nos aînés qui ont déjà réalisé plusieurs expé et nous écoutons d'une oreille attentive! Mais on n'en dit pas plus ici, hormis que : ça se précise ;-)

L'ensemble de l'équipe remercie sincèrement la FFCAM et le Comité Régional Occitanie, avec une mention spéciale pour Bibi et Julien, pour l'organisation de ce week-end!  



 

Course d'arêtes dans le Néouvielle - été 2021

 


Mi-juin, orages prévus sur plusieurs coins de la carte… encore une fois il va falloir se décider au dernier moment entre de nombreux plans tous plus alléchants les uns que les autres! Balaïtous, Aneto, Dent d’Orlu… c’est finalement le Néouvielle qui fera l’objet de notre choix. 

Deux jours à Cap le Long pour de la course d’arête entre nana, c’est trop bon mais c’est trop court! Nous voici toutes réunies à 9h sur le parking, après les longs et superbes lacets jusqu’au lac. Une seule recrue manque à l’appel: notre Laura qui nous manque, qui récupère encore de ses croisés et que l’on embrasse!

En revanche, aujourd'hui est un grand jour puisque nous accueillons officiellement au sein de l’équipe, et avec grand plaisir, une nouvelle recrue: Thelma Pinarel! D’abord membre des “Blaireaux” de l’Epam (précisons qu’ils s’appellent eux-même comme ça ;-)), elle s’est finalement laissée tenter par l’ambiance délirante de l’Epaf. Et qui ne l’aurait pas fait? A peine le temps de discutailler en faisant les sacs qu’il nous faut déjà attaquer les approches. Oui car le temps est bon, le ciel est bleu… mais ça pourrait se gâter. Le Garlitz attendra! 



Deux cordées s’élancent sur la rive gauche du lac en direction des Alarhissés: Lara, Thelma, Pauline, Angélique et Charlotte. 

Deux autres cordées se dirigent vers l’arête Ferbos en ayant déjà bien en tête d'enchaîner avec celle des 3 conseillers pour sortir au sommet du Néouvielle : Coco, Ilo, Sophie et Marianne. 

Du côté des Alharisses : le topo annonce un sentier qui s’élève en zigzaguant à moins de 300 m du parking … on cherche un peu, c’est pas si long normalement 300 m ?! on finit par le dénicher ! L’approche n’est pas trop longue, ça monte un peu raide et après quelques traversées de névés tout mous, et le dérangement d’un joli couple de Lagopède qui prenait le soleil entre deux buissons de rhododendrons, on arrive au pied de l’arête Est des Alharisses. Lara nous fait un petit briefing sur les manip, la progression en corde tendue, comment effectuer des anneaux de cordes et bien les fixer au baudrier … Pour deux d’entre nous, la progression sur arête, c’est une première !! On s’élance, pleine d’envie, un petit brin d’appréhension pour certaines, mais confiantes. Pauline, Lara et Thelma partent devant, Angélique et Charlotte suivent ensuite. On enchaîne tranquillement, à notre rythme, alternant quelques portions grimpantes avec d’autres plus horizontales, sur le fil de l’arête, sous les conseils avisés de Lara. Le caillou est nickel, les protections se posent sans soucis, on se sent bien ! Et la vue est parfaite : le lac de Cap de Long et le Néouvielle d’un côté, le Grand Pic de l’autre, on aperçoit même le Campbieil au loin ! Fait étrange, de nombreuses coccinelles nous accompagnent … elles aussi elles kiffent les arêtes ! On grignotte un bout de fromage, une tranche de chorizo, et ça repart ! On atteint le sommet du Petit Pic vers 15h30. Là, deux choix s’offrent à nous : on a la possibilité de continuer l’arête jusqu’au Pic Central ou on redescend versant Est de l’arête, par des gradins herbeux puis des éboulis. De gros nuages gris pointent à l’horizon … on ne sera pas aussi gourmandes que les filles parties dans Ferbos, et on décide de rentrer au bivouac. La descente se fait sans soucis, en suivant les cairns. Une petite marmotte pointe le bout de son nez, et nous regarde d’un air étonné : que font toutes ces nanas au milieu de ces cailloux ?!

Arrivées au bivouac, on reçoit un message de Marianne, Ilo, Sophie et Coco : elles sont en haut du Néouvielle !! Un nuage est accroché au sommet … ça doit être l’ambiance là-haut ! Et elles ne sont pas prêtes d’être là ! On répète quelques manip en les attendant, puis on commence l’apéro : une première arête, ça se fête ! On les voit enfin passer le Pas du Gat, le soleil commence à se coucher … elles se seront fait une bonne bambée !!


 





Du côté de Ferbos : l’approche s’effectue tranquillement par un bon chemin et quelques pierriers, puis un névé pour finir. La neige est franchement molle et nous n’aurons pas besoin des crampons. L’arête Ferbos déroule à merveille offrant un point de vue imprenable sur le lac. Objectif inavouable du jour : récupérer un max de friends bloqués par les cordées précédentes! Sophie s’y emploiera un bon moment mais même le piolet n’y fera rien… En quelques heures les filles sont au sommet pour le pique nique rapide et le check météo. Le verdict tombe : pas question de s’arrêter en si bon chemin! D’autant que les orages annoncés plus tôt ne sont plus au programme. Pour gagner l’attaque des trois conseillers, il suffit de descendre par un pierrier plus ou moins cairné jusqu’à la brèche du Néouvielle. Et ça repart! La brume monte et nous encercle et nous décidons de quand même mettre les gaz. Il nous faudra 1h15 pour gagner le sommet du Néouvielle, après de beaux passages d’escalade. Ah oui il faut toujours aller au plus facile en course d’arête? Hmmm ok point à travailler alors! Même si c’est plutôt marrant de traquenarder un peu son second ! Bon alors cette brume nous laissera-t-elle apprécier la vue depuis le sommet? Plutôt oui que non. Ilona, au doigt levé, nous informe qu’il ne pleuvra pas. Quel talent! Le retour s’annonce tout de même longuet alors nous attaquons la descente. Grosses glissades au programme pour gagner du temps sur le névé. Chacun son style : sur le piolet, sur les bâtons, sur les fesses! Nous franchissons la crête du Barris d’Aubert par le passage du sapin puis un peu plus tard le pas du Gat (ou presque) et nous replongeons côté Cap de Long. 

De retour au bivouac les filles nous attendent pour l’apéro, le repas chaud, les potins... et les projets d’expédition. On voudrait bien se laisser entraîner jusqu’au bout de la nuit, mais il faut aussi reprendre des forces pour le lendemain. 


 







Dimanche, départ matinal pour la team Lara, Thelma, Pauline, Angélique et Charlotte. Objectif du jour : arête des trois conseillers.

Ilo, Coco, Sophie et Marianne s’offrent le luxe d’une demie heure de sommeil supplémentaire avant de consulter les quelques topos apportés, ainsi que Camp to Camp. Il y a plusieurs options, mais l’idée serait quand même de ne pas trop exploser l’horaire et ne pas prendre la route à pas d’heure.

Sophie et Marianne se décident pour la voie “Serpent d’étoile” en ED, dans le Rognon du Ramougn. Pas très glamour comme nom de falaise! Il faudrait raisonnablement être de retour à 17h aux voitures. “L’approche 1h45, la voie 10 longueurs, mettons une demie heure par longueur, le retour 1h30, une marge de 30 min… Ça fait combien ça? Bon allez, on y va, on va bien gagner un peu de temps sur l’approche”.

Ilo et Coco, n’ayant pas exactement de topo, partent plus ou moins à l’aveugle dans la face bordant le lac. “C’est 6c max ici de toute façon non?"

Du côté de la Team Lara, on part dans les traces des copines en visant les 3 conseillers, parcourus la veille par Ilo, Coco Sophie et Marianne. Une grande classique du secteur, depuis laquelle la vue est imprenable sur les sommets environnant. En termes de ratio marche/grimpe, il parait que ce n’est pas optimal… qu’à cela ne tienne on va faire durer le plaisir sur le caillou! Il est vrai que la mise en jambe d’approche n’est pas à négliger! Une petite balade en crampon sur le névé, dans une ambiance “chute de pierre” nous permettra d’atteindre la vire qui accède au début de l'arête. On mixe les cordées et on applique tout ce qui a été vu hier! Charlotte, Pauline et Lara démarrent, suivies de Thelma et Angélique. L’ambiance est bonne, le soleil rayonne, les points se posent avec plus d’assurance et la progression se fait tranquille. Tout le monde y trouve son compte et se satisfait de cette belle journée au Néouvielle! Encore un joli écrin pyrénéen comme il y en a tant d’autres! Petit casse-croûte au sommet sans trop traîner, au programme c’est glisse pour la descente! La neige des névés a eu le temps de se ramollir juste ce qu’il faut pour nous permettre de progresser facilement. Quelques glissades avant de retrouver le sentier. On aura le temps de se dire quelques fois que le retour est un peu long mais ce n’est qu’un détail lorsqu’on lève le nez vers cette belle arête que nous venons de parcourir!

Du côté de Coco et Ilona… Elles décident de partir dans "Le 5ème élément", une voie cotée 6c max. Initialement, les noms des voies sont inscrits au pied de celles-ci mais des névés les recouvrent. Les coéquipières ont emporté le topo et c'est donc à vue d’œil qu’elles s’ engagent dans la voie (“à préciser que je ne suis pas une référence en matière d’œil !” Ilona). La première longueur se passe bien, Coco rejoint Ilo au premier relai et le doute s'immisce :

"- La suite semble dure pour du 6c non ?

- Ça va passer.

- Tu penses qu'on est dans la bonne voie ?

- De toute façon, le max ici, c'est 6c !"

Sur les paroles rassurantes de Coco, Ilo se lance dans la voie. Elle lui parait dure pour la cotation annoncée mais peut-être que le repas d'hier était juste un peu trop bon ?!

Elle finit malgré tout la longueur, non sans peine ! Coralie la rejoint à peu près dans le même état. Au relais, elles sont toutes les deux dépitées : "Là c'est décidé, on arrête l'escalade!".

1 longueur, 2 rappels et une crêpe plus tard, elles feuillettent le topo à la recherche de leur voie... Elles savent toutes les deux qu’elles se sont trompées mais elles ne connaissent pas la cotation de la voie réalisé... Le verdict tombe, la deuxième longueur est cotée 7b+ ! Bon ça va, c'est quasiment la même chose qu'un 6c dur :)) A défaut de savoir s'orienter, elles auront sorti les bibis ?

Du côté de Sophie et Marianne, l’approche s’avère plus complexe que prévue. Depuis le Ramougn, il s’agit de descendre presque au niveau du lac par un système de mains courantes, de vires, de couloirs, et un rappel trouvé in extremis. Autant dire qu’on n’aura pas gagné de temps. “C’est pas grave, on va grimper vite”. Raté, une cordée nous a précédée et se trouve pile à l’attaque de la voie. Mais comme on n’a pas de topo hormis celui de Serpent d’étoile, on prend quand même leur suite. Après tout, cela nous fera de la compagnie! Bonne décision puisque d’une part, les gars devant nous sont hyper sympa, et d’autre part, ils avancent à très bonne allure. Nous nous suivrons toute le long de la voie sur un excellent granite quelque peu déroutant. Des pas en dülfer, des fissures franches, des moins franches, des traversées en dalles, quelques surplomb malcommodes à négocier, on se régale! Nous surveillons le pat du Gat pour voir où en sont les copines qui descendent du Néouvielle, et nous les apercevons alors qu’il nous reste deux longueurs. C’est pas pire, on est dans le temps.

Juste à l’heure pour se dire au revoir et enquiller sur la route du retour. Comme le dit toujours Coco, le week-end était “démeeeeent”! Un grand merci à nos encadrantes !!!

 


 Et Merci à Pyrenex pour son soutien qui nous tient chaud la nuit ! <3

jeudi 13 mai 2021

Le Verdon, c'EPAFacile !!

Du 13 au 16 Mai 2021

   L’équipe profite d’un week end de 4 jours et de la suppression de la limite des déplacements pour se retrouver au Verdon, un lieu mythique pour faire de la grande voie.

Jeudi 13/05 :

   Après de longues hésitations dues à une météo printanière capricieuse, nous décidons finalement de nous retrouver dans les gorges du Verdon, haut lieu de la grande voie équipée et non équipée.   

 Nous voici toutes au camping municipal de la Palud sur Verdon, le soleil est avec nous, l' emplacement est XXL, proche du préau et du barbecue ! Idéal !

   Montage des tentes et repas express, nous sommes toutes impatientes d’aller toucher du caillou. Les mesures sanitaires s’étant enfin assouplies, nous allons retrouver le plaisir de perdre notre peau sur du rocher abrasif ! 

 
 Le secteur Escalès nous paraît parfait pour retrouver des sensations, s’habituer à ce rocher tout en étant dans des secteurs équipés. D’autant plus que la journée est déjà bien entamée. La particularité du Verdon étant que les grandes voies commencent par la descente (majoritairement des rappels), nous attaquons les manip de cordes et enchaînons les rappels, qui sont dans des lignes de voie.

Après avoir dérangé quelques cordées qui montaient là où nous descendions, et face à l’affluence de grimpeurs, nous nous décidons pour une voie libre dont la ligne nous attire: « Les Dalles Grises ».

Cette voie équipée en 5c max déroule bien et nous rappelle le plaisir des chaussons douloureux ! Par cordées de trois, nous enchaînons les longueurs, Charlotte et Angélique en profitent également pour poser les paires et prendre confiance en tête !

 Arrivées en haut, quel plaisir que de contempler et savourer la vue qui s’offre à nous. Il y a des grimpeurs partout, l’ambiance est à la cool, ça discute, ça rigole… on va passer un bon séjour ici !

 Sophie a copié Coco dans ses couleurs, et nous avons donc 2 bonbons roses qui se dandinent avec nous sur les voies ! Non non, on ne fait pas dans le cliché ! 

 Retour au camping où l’on recroise à peu près les mêmes que sur le caillou. C’est l’heure de l’apéro ! Il paraît que l’EPAM est là aussi, nous les avons aperçus. Mais le "blaireau" étant un animal farouche, il leur faudra une bonne vingtaine de minutes avant de venir dire bonjour!

Les nuits sont encore fraîches, un petit thé et une tablette de chocolat plus tard, nous filons rapidement au lit car des grandes voies nous attendent le lendemain. Les topos sont encore potassés jusque tard dans les tentes. Tout fait envie à vrai dire, mais c’est surtout le dernier check météo au réveil qui nous décidera.

 


Vendredi 14/05

Réveil matinal, on essaie de s’activer afin de ne pas perdre de temps, les voies sont longues et la météo n’est pas des plus clémentes. Nous nous rabattons finalement sur des voies plus courtes car des averses sont prévues en milieu d’après-midi.

Notre choix se porte sur le secteur Gueule d’amour. Un secteur magnifique où les voies semi-équipées vont nous permettre de jouer avec les friends. Nous en prenons plein la vue dès les rappels.

Se tasser à 6 sur un relais pour gagner du temps lors des rappels: check. Note à nous même : ce n’est pas la solution la plus confortable… et le gain de temps reste encore à prouver ^^ !

Deux cordées s’équipent et partent dans deux voies différentes :

  • Sophie, Charlotte et Coco iront visiter la célèbre voie « Bottes-Surbottes », en 3 longueurs, TD 5c / 6a. Attention, on ne le redira jamais assez, les cotations dans le Verdon ne sont pas à prendre à la légère ! Malgré une difficulté apparemment abordable, les bras s’en souviendront. Le caillou est beau et se prête bien au TA mais il surprend par son style atypique. Fissure déversante, cheminée, renfrougne… Tout y passe et l’on se demande : c’est 5c ça ?!

  • Marianne, Ilona et Angélique iront découvrir Spaggiari, du nom du célèbre casse du siècle dans les égouts de Nice. 4 longueurs, 6b max. La première longueur est sincèrement incroyable, après une courte attaque, la ligne se fond en un boyau dans lequel il faut se glisser. Poussiéreux mais très ludique, ce boyau obscur est entièrement non équipé. Sac entre les jambes, il faut choisir entre technique de dièdre ou technique pieds-dos. Attention, ne pas trop manger la veille, sous peine de ne jamais y rentrer… ou de ne jamais en sortir! Les filles débouchent sur une paroi verticale impressionnante et un relais plein gaz. Leurs capacités de danseuses sont testées sur la L2, au caillou très péteux. Elle se termine par une traversée sur un rocher rougeâtre, surveillé par les vautours dont le nid est proche.

    La L3 en 6b, réveille les avant-bras : un dévers intéressant, avec possibilité de repos dès lors que l’on pose ses pieds en écart. Les nuages nous guettant, et nous décidons d’activer le pas dans L4 ; magnifique 5a avec petit bombé à passer alors que quelques gouttes tombent (on ne le dira jamais assez, les cotations Verdon sont parfois bien tassées).  

 
 


 

 

 


Les voies terminées c’est un panorama 360° qui s’offre aux yeux ! L’heure de sortir les graines, le quinoa, le fromage et le saucisson. Et de faire une petite sieste !

Pour la fin de la journée, nous opterons pour un tourisme à l’américaine : chemin de crête en voiture, avec plusieurs arrêts, visite du village : c’est surtout l’occasion de repérer les secteurs, les approches et les rappels pour pouvoir revenir.

Le soir au camping, l’EPAM l’a bien compris : nous aimons manger et il y a toujours du rab. Ils se joignent donc à nous et c’est tous ensemble que nous partageons nos victuailles. De quoi nous raconter nos diverses aventures.

Petit check météo : ça ne s’améliore pas, au contraire, on nous conseille de ne pas nous aventurer dans La Demande, voie de 330m, de 12 longueurs. Cette voie se termine dans une cheminée, où il ne vaut mieux pas croiser la pluie… On se laisse la nuit, et un nouveau point météo demain matin, pour prendre notre décision.

Samedi 15/05 :

Réveil légèrement humide, petit check météo : pas d’amélioration. Un coup de fil à un ami Bibi, qui nous déconseille de réchapper dans la voie, sous peine de coincer dûment les cordes…

Il nous sera impossible de faire cette voie le lendemain (dernier jour et couvre-feu oblige), nous sommes légèrement déçues. Ce sera pour une prochaine ! Cependant, aujourd’hui reste LA journée des photos : un petit peu de maquillage Waterproof et c’est parti.

Nous nous rabattons donc sur la voie Chan-Thé, à l’arête du Belvédère, voie de 7 longueurs, en 6A max. L’accès se fait également par le haut, mais sans rappel. Attention tout de même, l’accès est délicat, et il est facile d’envoyer quelques cailloux sur les copines en-dessous.

Une fois arrivé au pied, la cordée Marianne – Coco – Ilona s’équipe. Étonnamment, la 1ère longueur se révèle complètement équipée…. Cela nous met la puce à l’oreille : nous ne sommes pas sur le bon départ.

La seconde cordée Sophie – Charlotte – Angélique en profite pour partir depuis le bon départ. Les cordées se rejoindront normalement deux relais plus haut. La 1ère longueur se révèle… atypiquement difficile !

Après quelques hésitations dans la ligne à suivre, le verdict tombe : nous ne savons pas sur quelle voie nous sommes ! Nous n'avons pas non plus le topo papier avec nous, et la photo que nous en avons prise n'est pas très nette... Bon, de toute façon c'est 6a max de (très) vague mémoire...

La 1ère cordée avance, déroule les longueurs : les filles sont à l’aise, le caillou est magnifique.

La 2nde cordée hésite plus dans ses longueurs, avant d’apercevoir au loin les autres filles. Marianne, Coco et Ilona ayant bien mieux mangé le matin, elles arrivent rapidement au sommet. Trop rapidement ?

Ou car la seconde cordée, rendue dans des traversées plus difficiles que prévues, prend du retard. Et voilà qu’une fine pluie les accompagne, suivi peu de temps après d'une vraie bonne saucée : celle que l’on voulait à tout prix éviter dans La Demande !

La 1ère cordée ayant terminé, et n’ayant aucune clé de voiture, les filles se réfugient sous un petit bout de rocher salvateur au parking. L’attente sera longue et humide, mais sera l'occasion de se raconter la vie en long en large et en travers !

La 2nde cordée prend la saucée sur la longueur la plus difficile. Ça pique quand même pour du 6A non? Certes nous savons que nous devons rester humble face aux cotations Verdon, mais tout de même !




 

Après une sortie glorieuse, et des retrouvailles enjouées, les filles se réfugient au chaud dans une voiture, accompagnées de leurs célèbres amis saucisson et fromage. Merci au maquillage waterproof de nous avoir au moins évité de ressembler à des pandas !

Le verdict tombe: Non, nous n’étions pas dans Chan-thé. La cordée qui nous suivait m’a dit que nous étions dans « Lame Fatale »… 

Ce nom de voie vous fait trembler ? il nous a fait suer ! Alors, Lame Fatale... voyons voir le topo qu'on rigole un peu ! « Lame Fatale, 6C max », majoritairement dans le 6B. 7 longueurs.

Quid des cotations quand la pluie s’en mêle ?

Nous sommes cependant unanimes : la ligne est belle, et ne demande qu’à être refaite par beau temps !

Arrivées au camping, nous rejoignons les blaireaux  déjà abrités dans l’Acapulco et nous prenons l’apéro tous ensemble. C'est fou ce qu'il peut contenir du monde cet Acapulco !

Taquines, nous décidons de leur raconter notre magnifique grimpe dans La Demande, voie mythique, avec « tu sais, cette longueur super patinée ! », la cheminée finale sous la pluie, tout ça tout ça ! Ils n'en reviennent pas !

Nous filons sous la douche, qui se révèle désespérément moins chaude que les jours précédents. Abritées sous le préau – comme toutes les autres personnes du camping, nous déployons notre barda et nos victuailles. Les blaireaux se joignent à nous et nous passons à nouveau une bien agréable soirée.

  Le temps passe, la météo n’est pas au goût du lendemain : de la pluie, encore de la pluie, rien que de la pluie ! C'est pourquoi, presque assurés de ne pas pouvoir grimper le lendemain, quelques irréductibles grimpeuses et grimpeurs termineront la soirée en s’invitant à la pendaison de crémaillère arrosée (et pas que d'eau) d’un couple dans le village.

Dimanche 16/05 :

Réveil humide … La pluie est notre nouveau compagnon de cordée… Nous faisons trainer le petit dèj mais c'est décidé, aujourd'hui nous plions les gaules: la météo ne veut définitivement plus de nous !

Le Verdon, lieux majestueux de la grimpe !

Finalement, qu’appelle-t-on atypique ? un style d’escalade auquel nous ne sommes pas habitués et vis-à-vis duquel nous nous ne faisons « rouster » ? Un équipement ancien, faisant parti du charme, mais équipement « light » pour des grimpeurs de sites sportifs ? des lignes difficiles à repérer ?


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